Compostage

L’art de bien composter

SICTOM de Châteaudun - compost

La transformation des matières organiques se fait naturellement. Mais pour produire un bon compost, il est nécessaire de respecter trois règles simples :

  • Mélanger les différentes catégories de déchets
  • Aérer les matières
  • Surveiller l’humidité

Que peut-on composter ?

Tous les déchets organiques à différents degrés sont compostables :

  • les déchets de cuisine : épluchures, coquilles d’oeufs, marc de café, filtres en papier, pain, laitages, croûtes de fromages, fanes de légumes, fruits et légumes abîmés, etc. ;
  • les déchets de jardin : tontes de gazon, feuilles, fleurs fanées, mauvaises herbes, etc. ;
  • les déchets de maison : mouchoirs en papier et essuie-tout, cendres de bois, sciures et copeaux, papier journal, cartons salis (mais non souillés par des produits polluants), plantes d’intérieur, etc. ;

Quelques déchets se dégradent plus difficilement et demandent quelques précautions :

  • les déchets très ligneux ou durs : tailles, branches, os, noyaux, coquilles, trognons de chou, etc.) qu’il vaut mieux broyer avant ;
  • les graines de certaines plantes (tomates, potirons et quelques mauvaises herbes) qui se maintiennent en vie lors du compostage et qui peuvent regermer.

La viande peut tout à fait être compostée pour autant qu’on la mette hors d’atteinte des animaux et qu’elle soit placée en petits morceaux au centre du tas.

Les coquillages et les coquilles d’oeufs ne se décomposent pas. Mais leur usure apporte des éléments minéraux tandis que leur structure facilite l’aération.

Des composteurs sont en ventes au bureau du SICTOM.

Depuis la nuit des temps, les feuilles tombent, les animaux défèquent, les arbres meurent. Le sol de nos forêts n’est pourtant pas recouvert de déchets organiques. La couverture d’humus ne fait généralement pas plus de 20 centimètres d’épaisseur. Et pourtant, les feuilles tombent depuis des millions d’années…

Quand de la matière organique tombe sur le sol, c’est une véritable armée de micro-organismes qui se met au travail. En quelques années, quelques mois ou quelques jours, cette matière est revalorisée. Tous ces composants sont remis à la disposition des végétaux. La forêt ne connaît pas le concept des immondices.

L’homme quant à lui fait depuis des siècles des tas de fumiers. Mais si on ne s’en occupe pas, si la composition n’est pas optimale, ces tas de détritus organiques dégagent une odeur nauséabonde et mettent au mieux deux ou trois ans pour donner une matière utilisable.

C’est en cherchant des solutions aux quantités de plus en plus importantes de déchets organiques que nous produisons et en observant les mécanismes de notre Mère-Nature que de nouvelles techniques de compostage se sont développées.